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13.07.2007

Abandon de l’échange de palettes au 31 décembre 2007

   
 

Bref aperçu rétrospectif / situation actuelle

Dans les années soixante, les chemins de fer autrichiens, allemands et suisses ont fondé  un pool de palettes connu actuellement sous le nom d’European Pallet Association (EPAL). En Suisse, les CFF étaient jusqu’en 1998 responsables de ce pool de palettes ouvert.Au moyen de frais financiers et d’organisation considérables (plusieurs millions de francs suisses par an), les CFF assuraient alors la qualité et la disponibilité des appareils EUR.

Malheureusement, on n’a pas réussi à trouver une organisation acceptant de succéder aux CFF après leur abandon de ce pool de palettes. Bien qu’en 2005, près de 630'000 palettes, 114'000 cadres, 80'000 couvercles aient été produits et que 1.4 millions de palettes aient été réparées, il a été impossible de compenser l’abandon des CFF. La qualité des appareils d’échange (palettes, cadres, couvercles, etc.) a dès lors baissé d’année en année. Cela a provoqué fréquemment des problèmes mécaniques (p.ex. dans les stocks à étagères élevées) et a entravé un transbordement efficace des marchandises. Certaines entreprises se sont retirées du pool ouvert de palettes et ont adopté des modèles de pool privés (p.ex. Migros et Coop).

À l’heure actuelle, le transport assume la principale responsabilité dans le secteur des appareils échangés. L’acquisition, la mise à disposition, l’administration, l’échange et les réparations des palettes et appareils échangés sont à sa charge.

Les raisons suivantes expliquent la situation actuelle:

On ne se rend guère compte de l’importance du respect des règles régissant l’échange de palettes. On charge la marchandise sur des palettes de mauvaise qualité, respectivement on rend des palettes en mauvais état. Alors que lors de la production et réparation, l’EPAL surveille le respect des directives de qualité, un contrôle correspondant lors de l’échange fait défaut.

Mentalité de resquilleur : les réparations et le remplacement des palettes en mauvais état sont laissés au soin du partenaire le plus faible (qui est souvent le transporteur).

Les coûts occasionnés par les palettes au transporteur  sont souvent considérables, mais les clients ne s’en rendent fréquemment pas compte.

Le vol et le détournement d’appareils d’échange constituent un autre problème.

Les coûts des appareils d’échange ont augmenté considérablement. Depuis l’été 2006, les prix ont augmenté de plus de 30%. Pour l’avenir, les fabricants de supports de chargement s’attendent à une nouvelle augmentation des prix d’environ 15%

Par le passé, les CFF avaient maintenu à leurs frais le pool d’appareils d’échange EUR  SBB à un niveau de qualité élevé. De nos jours, ces coûts doivent en grande partie être assumés par les transporteurs.

Le contrôle et le handling dans le commerce d’importation et d’exportation sont difficiles car certains pays échangent leurs appareils d’échange et d’autres non.

 

Abandon du pool de palettes au 31.12.2007

En dépit des efforts déployés, de concert avec les associations de l’industrie du fret, les comités des Groupes professionnels ASTAG Transports à longue distance et Transports internationaux n’ont pas trouvé d’autre solution que d’abandonner le système d’échange. Un coup d’œil sur le marché européen montre qu’il ne s’agit pas d’un «cavalier seul» de la Suisse. En regardant ce qui se passe en dehors de nos frontières, on constate que la situation n’y est guère plus reluisante: en France, Italie et Angleterre, on ne connaît depuis des années déjà plus d’échange des appareils de chargement unité par unité. Depuis l’automne 2006, l’échange est également impossible dans les pays scandinaves. On y a recours à des pools de palettes privés – des fournisseurs satisfont les éventuels besoins d’appareils d’échange sur le marché.

Conséquences pour les transporteurs, clients et affréteurs dès le 1.1.2008

 

Avec la suppression du pool d’appareils d’échange en Suisse, la responsabilité des appareils d’échange devra dès le 1.1.2008 être assumée par les clients et affréteurs. Les appareils échangés deviendront des appareils d’aide de chargement proprement dits. Ils auront donc le même statut que le restant du matériel d’emballage. Les transports de récipients vides ne se feront que contre un mandat de transport payant d’un client. À l’avenir, le moyen d’aide de chargement fera donc partie du matériel d’emballage et devra être intégré dans le prix du produit.

 

Avec la suppression du pool d’appareils d’échange au 31.12.2007, le déroulement logistique va connaître quelques changements. Les comités des Groupes professionnels ASTAG Transports à longue distance et Transports internationaux vous recommandent par conséquent d’informer les clients et affréteurs en temps utile sur la nouvelle situation.

Référence, www.astag.ch


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